Saint Quay Portrieux
Office de tourisme
Office de Tourisme de Saint-Quay-Portrieux17 bis rue Jeanne d'Arc
22410 Saint Quay Portrieux
Phone : 02 96 70 40 64
Fax : 02 96 70 39 99
E-mail : tourisme@saintqua...
Web : www.saintquayportrie...
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Mairie
22410 Saint Quay PortrieuxPhone : 02 96 70 80 80



market's days
Monday de 8h30 à 12h30
St Quay Portrieux
HISTOIRE
Le berceau de notre localité est le village de Kertugal signifiant, en langue bretonne, "la demeure des Gaulois" (ker-tud-gal). L'activité de cette population de marins et de paysans se concentrait autour de la petite anse appelée aujourd'hui "Fontaine Saint-Quay". De là, ils commerçaient avec l'Angleterre ou l'Irlande. C'est au Vème siècle que la commune, comme beaucoup d'autres dans la région, fut évangélisée.
La légende de Saint-Ké
Dans une auge de pierre, sans aviron, sans voile, sans vivres, l'ermite Saint-Ké (ou Kénan ou Colodoc) débarqua de Cambrie (sud du Pays de Galle). Parvenu, non sans mal, dans l'anse de Kertugal, il fut brutalement accueilli par des lavandières qui prirent peur à sa vue, convaincues qu'il s'agissait d'un démon. Armées de branches de genêt, elles le battirent et le laissèrent pour mort. Le saint homme pria alors la Vierge de lui venir en aide. Elle lui apparut et fit jaillir sous ses pas une source qui soigna ses blessures. Elle le guida ensuite jusqu'à un buisson pour qu'il se repose. Le lendemain, les femmes qui l'avaient battu implorèrent son pardon. La Fontaine Saint-Quay se dresse depuis à l'emplacement d'où jaillit la source et la Chapelle Notre Dame de la Garde, aujourd'hui détruite,trônait à celui où Saint-Ké s'était reposé.
Naissance du Portrieux
La petite anse de la Fontaine Saint-Quay était exposée aux vents du nord-est, particulièrement violent dans cette zone du Littoral, et n'offrait pas toute la sécurité que les navires recherchaient. Le Port fut donc déplacé vers le site actuel. Son nom, Portrieux, aurait une double origine : Pour certains, il viendrait du nom des filets de pêche utilisés dans la baie, les "rieux", pour d'autres, il s'agirait du nom donné aux feux allumés par les Armoricains sur les points les plus élevés de la falaise pour correspondre d'un village à l'autre ou servir de repère aux marins.
Ce nouveau site beaucoup mieux protégé se développa très vite : dès 1612, les premiers bateaux partirent pour la pêche à Terre-Neuve. L'ampleur de ses activités maritimes en fit le premier des ports de la baie de Saint-Brieuc à être aménagé. Les travaux de construction se succédèrent à rythme régulier jusqu'en 1871.
L'affaire de la Ville Mario
Le Portrieux avait établi des correspondances avec l'Angleterre, à la fois pour faciliter le départ des prêtres réfractaires et en même temps pour équiper la résistance face aux républicains en armes, munitions et officiers.
La ferme fortifiée de la Ville Mario était le quartier général de cette compagnie d'environ 50 hommes appelée "Royal Carnage".
Le 4 mars 1795, un débarquement de matériel anglais devait avoir lieu. Pour cette livraison, la "Royal Carnage" avait réuni 200 chouans.
Si la flottille anglaise n'était pas au rendez-vous, les Républicains prévenus, eux, les attendaient et ce fut un véritable massacre, 64 d'entre eux furent tués. Deux semaines plus tard, une dizaine de navires anglais débarquaient une semaine, malheureusement bien inutilement.
Saint-Quay Portrieux a été l'une des toutes premières stations
balnéaires du littoral Nord de la Bretagne.
Petite histoire...
Un dimanche de juillet 1841, deux "dames" arrivèrent de Guingamp dans notre commune sur les conseils de leur médecin pour une cure de bains de mer. Aucune maison ne pouvant les recevoir, elles se présentèrent aux religieuses des Sacrés-Cœurs de Jésus et Marie (fondée en 1821, la Congrégation tenait un pensionnat de jeunes filles). Pendant quatre ans, malgré les réticences de la Mère Supérieure, les religieuses durent recevoir après l'intervention de leur évêque, non seulement les deux dames enchantées de leur première expérience mais aussi " toutes les familles honorables qui souhaiteraient être hébergées en présentant des références".
La renommée fut telle que le 1er hôtel ouvrit dès 1845. La fréquentation ne cessa de croître avec l'arrivée du chemin de fer dans la baie, facilitant la venue des Parisiens.
Après la 1ère Guerre Mondiale, Saint-Quay Portrieux connut une autre période faste sous l'impulsion de Monsieur Delpierre, Maire de l'époque, avec la construction de nombreus équipements touristiques et balnéaires : aménagements des quais, des cales, de la piscine d'eau de mer, du cinéma théâtre, du Casino, ...
Ce dernier fut sans doute l'un des premiers établissements de thalassothérapie. Il comportait au rez-de-chaussée le Casino, classique avec orchestre, bar, boules et salon de coiffure. A l'étage, les bains étaient aménagés en plusieurs alcôves avec baignoires d'eau de mer chauffée, douches et tables de massage.
Le Casino était alors couvert de terrasses, toute la façade côté mer était en plein air, protégée du vent par des vitrages.
Le Viking
Le 5 avril 1943, un équipage de 19 jeunes tenta de rejoindre les Forces Françaises Libres en Angleterre à bord du Viking, un des plus grands bateaux du port, alors désarmé, long de 8 à 9 mètres et équipé d'un moteur de 40 cv. Cependant, après une défection de dernière minute, aucun d'eux n'avait de connaissances suffisantes dans l'art de la navigation. Les conditions étaient précaires et le temps se gâtait, l'état de la mer ne cessait d'empirer. Le Viking longea la côte de Guernesey occupée par les nazis qui arraisonnèrent bien vite un équipage découragé, transi et affamé. Emprisonnés dans l'île, ils furent transférés à la prison de St-Brieuc, puis à celle de Fresnes avant de rejoindre les camps de concentration d'où quinze d'entre eux ne revinrent jamais.
Dans les années 70, le développement de la pêche à la coquille St-Jacques fit reprendre les travaux au Portrieux. En 1971, la construction d'une extension permit de fermer le port et d'accroître la capacité d'accueil.
Enfin, en 1990, Saint-Quay Port d'Armor, seul port en eau profonde entre Cherbourg et Brest, redonnait tant à la plaisance qu'à la pêche, le dynamisme attendu pour un tel site. C'est aujourd'hui le 10ème port de pêche français et la Capitale de la Coquille St-Jacques en France.























